L’usage de la vidéo sur internet a explosé en France en même temps que le haut débit. En avril-juin 2005, un internaute sur deux surfait en haut débit, un sur quatre utilisait la vidéo sur internet (source Médiamétrie). Aujourd’hui, près de 90% des internautes sont équipés en haut débit et un sur deux utilise la vidéo sur internet.
Streaming ou téléchargement ? De la télévision au web…
Au cours du dernier mois, 36% des internautes ont visionné des vidéos directement sur internet et 10% ont regardé des vidéos qu’ils avaient téléchargées. Le type de vidéo regardé diffère nettement selon le mode de visionnage. Les vidéos streamées sont principalement des formats courts : vidéos humour (57%), concerts et clips musicaux (54%), bandes annonces (43%). A l’inverse, les vidéos téléchargées sont plutôt des formats longs : films de cinéma (60%) et émissions ou séries TV (43%).
Si le streaming s’inscrit pour l’instant plus dans une logique de surf que dans une logique de télévision, les services de catch-up TV online rencontrent un franc succès. Ainsi, 41% des internautes disent avoir visionné une émission TV sur internet au cours du dernier mois, dont 92% dans une logique de rattrapage. Les purs players ont toutefois pris une avance considérable sur les chaînes de TV en proposant un catalogue quasi-illimité de « user-generated content » qui attire des millions de visiteurs chaque mois. YouTube comptait ainsi 15,1 millions de visiteurs uniques en juin 2009 contre seulement 1,8 million sur M6 Replay (source NetRatings) !
Avec ou sans publicité ?
Parmi les internautes qui ont visionné des vidéos sur internet au cours du dernier mois, un tiers a regardé des vidéos avec publicité en pré-roll et 55% se disent prêts à le faire. A l’inverse, moins de 3% ont payé pour visionner des vidéos, que ce soit en streaming ou après téléchargement (source Médiamétrie) ! Le financement par la publicité est bien vu par les internautes : seuls 1% d’entre eux se disent rebutés par les publicités avant, pendant ou après un film ou une émission TV, et 30% affirment que cela ne diminue en rien leur plaisir à regarder la vidéo (source Futuresource Consulting). L’efficacité de ces publicités est d’ailleurs excellente. Le bêta de mémorisation des billboards vidéo sur M6 Replay mesuré par Aegis Media Expert en 2009 atteint ainsi 29%* (contre une moyenne de 17% pour les spots diffusés à la télévision).
Un quart des internautes Français qui téléchargent le font illégalement, selon une étude menée par Futuresource Consulting, contre 15% en moyenne sur les 4 pays étudiés (France, Royaume Uni, Allemagne, Etats-Unis). Ainsi, près de 90% de ceux qui regardent des vidéos en streaming ou après téléchargement n’ont jamais payé pour regarder des émissions ou séries TV et 50% n’ont jamais payé pour des films. Si la plupart se disent prêts à payer à l’avenir, ils attendent du contenu HD et la possibilité de pouvoir conserver les contenus après visionnage.
*Mesuré par Aegis Media Expert entre le 4 novembre 2008 et le 20 février 2009, le « facteur bêta » de Morgensztern, ou bêta de mémorisation du dispositif publicitaire présent sur M6 Replay s’élève à 29,3% : sur 100 personnes exposées une seule fois à une campagne sur le service, 29 se souviennent du message publicitaire.